Ondes électromagnétiques dans la maison : sources, mesures et solutions
Wi-Fi, box, téléphone, câblage, tableau électrique, antenne-relais… Que tu vives en maison ou en appartement, ton environnement électromagnétique dépend des équipements présents chez toi, mais aussi parfois de sources extérieures ou voisines.
Cette page t’aide à y voir clair, calmement : comprendre les ondes présentes dans ton logement, repérer leurs sources, savoir comment on les mesure et réduire ton exposition là où c’est utile.
- Comprendre
- Identifier
- Mesurer
- Réduire si nécessaire
« Je distingue toujours ce qui se mesure de ce qui relève de la tradition ou de ma pratique de géobiologue. »
Les champs électromagnétiques sont des phénomènes physiques : ils se mesurent avec des appareils étalonnés, en valeurs chiffrées. Les réseaux telluriques, les failles ou le Vastu Shastra relèvent d’une autre approche, que je présente séparément et qui n’est pas l’objet de cette page.
Que sont les champs et ondes électromagnétiques ?
Dès qu’un câble est sous tension, qu’un courant circule ou qu’un appareil communique sans fil, il crée autour de lui un champ électromagnétique. Ce n’est ni mystérieux ni forcément problématique : c’est un phénomène physique, décrit, étudié et mesurable.
Dans une maison comme dans un appartement, on distingue deux grandes familles selon la fréquence : les basses fréquences, liées au réseau électrique (50 Hz), et les hautes fréquences ou radiofréquences, liées aux communications sans fil. En basse fréquence, le champ électrique et le champ magnétique n’ont ni les mêmes sources ni les mêmes solutions : ils se mesurent donc séparément.
Les principales familles d’ondes rencontrées dans l’habitat
Champ électrique basse fréquence
Il existe dès qu’un fil est sous tension, même si rien ne fonctionne : une lampe éteinte mais branchée peut en produire. Il diminue avec la distance et peut être atténué par des matériaux conducteurs reliés à la terre.
Champ magnétique basse fréquence
Il apparaît quand un courant circule : appareil en marche, transformateur, moteur, ligne électrique. Il traverse la plupart des matériaux, mais diminue rapidement quand on s’éloigne de la source. 1 µT = 1 000 nT.
Hautes fréquences (radiofréquences)
Elles sont émises par les appareils qui communiquent sans fil : Wi-Fi, téléphone portable, Bluetooth, base DECT, antennes-relais. On les exprime en intensité de champ (V/m) ou en densité de puissance (µW/m²). Leur niveau varie beaucoup selon l’usage.
Les sources d’ondes électromagnétiques dans une maison ou un appartement
Une source n’est pas un problème en soi. Ce qui compte, c’est la distance, la durée et le niveau mesuré à l’endroit où tu passes du temps. Voici où regarder en priorité.
Fais glisser pour voir les 6 zonesDans la chambre
- Lampes de chevet, rallonges et multiprises près de la tête de lit
- Téléphone en charge sur la table de nuit, radio-réveil branché
- Câblage dans la cloison derrière le lit
- Box WiFi ou base DECT dans la pièce ou juste derrière le mur
Dans le salon et le bureau
- Box Internet, répéteurs Wi-Fi, enceintes connectées, Bluetooth
- Téléviseur, ordinateur, écran, chargeurs
- Multiprise sous le bureau, lampes sur pied
- Zone d’exposition : canapé, chaise de bureau
Dans la cuisine
Plaque à induction, four à micro-ondes, hotte, réfrigérateur : des champs parfois élevés de très près, mais sur des durées d’usage courtes. Le point d’attention, c’est surtout un lit ou un canapé placé de l’autre côté du mur.
L’installation électrique
Le tableau et le compteur concentrent les arrivées de courant : un champ magnétique peut y être présent à proximité. Le câblage, les prises et certains défauts d’installation comptent aussi. À vérifier en priorité si une chambre partage le mur ou la cloison du tableau.
Depuis l’extérieur
- Antennes-relais et autres émetteurs (voir aussi ma page antennes-relais)
- Lignes haute tension aériennes ou enterrées
- Transformateurs de quartier ou d’immeuble
En appartement : le voisinage
- Wi-Fi, box et équipements électriques des logements voisins
- Tableau électrique ou appareils placés de l’autre côté d’une cloison
- Gaines techniques et colonnes électriques de l’immeuble
- Équipements collectifs : locaux techniques, ascenseur, éclairage des parties communes
Maison bois et ossature bois : ce qui change vraiment
Le bois ne crée ni n’amplifie les ondes. Mais il ne se comporte pas comme le béton ou la pierre :
- Hautes fréquences : le bois, les plaques de plâtre et la plupart des isolants les atténuent peu. Les sources extérieures (antennes, Wi-Fi des voisins) peuvent donc être plus présentes à l’intérieur que dans une construction en maçonnerie épaisse.
- Champ électrique : dans une ossature bois, les câbles passent dans des cloisons sans matériau conducteur relié à la terre autour d’eux. Le champ électrique des circuits se diffuse alors plus facilement dans la pièce, surtout près des murs. Des câbles ou gaines blindés reliés à la terre, posés par un électricien, permettent d’y remédier, idéalement dès la construction ou la rénovation.
- Champ magnétique : aucune différence liée au bois, il dépend du courant qui circule.
Au-delà de ces points physiques, les effets spécifiques parfois attribués aux maisons bois ne sont pas démontrés. La seule façon de savoir ce qu’il en est chez toi reste la mesure.
Ondes électromagnétiques et santé : que sait-on aujourd’hui ?
C’est le sujet qui suscite le plus de questions, et celui où les raccourcis sont les plus fréquents. Pour rester juste, il faut distinguer trois niveaux : ce qui est établi, ce qui est suspecté ou classé par les organismes compétents, et ce qui reste discuté.
Fais glisser pour voir les 3 niveauxÀ forte intensité, bien au-delà de ce que l’on rencontre habituellement dans un logement, les effets sont connus : échauffement des tissus pour les hautes fréquences, stimulation des nerfs et des muscles pour les basses fréquences. Les valeurs limites réglementaires sont fixées pour s’en protéger, avec une marge de sécurité.
Le CIRC (Centre international de recherche sur le cancer) classe les champs magnétiques d’extrêmement basse fréquence (2002) et les radiofréquences (2011) comme « peut-être cancérogènes » (groupe 2B), une catégorie qui correspond à des indications limitées. En 2019, l’Anses a confirmé une association possible, avec un niveau de preuve limité, entre une exposition moyenne au-delà de 0,2 à 0,4 µT et le risque de leucémie de l’enfant. Une association statistique n’est pas une causalité démontrée.
Pour certains effets éventuels d’expositions faibles et prolongées, notamment concernant le sommeil ou certains symptômes non spécifiques, les données disponibles ne permettent pas toujours de conclure clairement et la recherche se poursuit. En 2025, l’Anses a conclu qu’aucun lien de causalité n’avait pu être établi entre radiofréquences et cancer, tout en maintenant ses recommandations de précaution, notamment pour les enfants. Concernant l’électrohypersensibilité, l’Anses (2018) reconnaît la réalité des souffrances exprimées, sans preuve expérimentale à ce jour d’un lien de causalité avec l’exposition.
Une exposition électromagnétique n’explique pas nécessairement une fatigue, un sommeil perturbé ou des maux de tête : ces symptômes ont de nombreuses causes possibles. Pour un problème de santé ou de sommeil qui persiste, l’avis d’un professionnel de santé reste important. Mes prestations ne sont ni un diagnostic médical ni un traitement.
Comment mesurer les ondes électromagnétiques chez soi ?
On ne voit pas ces champs et on ne peut pas les estimer à l’œil : deux logements qui se ressemblent, deux appartements d’un même immeuble par exemple, peuvent donner des résultats très différents. Seule une mesure permet de savoir ce qui se passe réellement, à l’endroit précis où tu dors, travailles ou te reposes.
« Je dors mal dans cette pièce », « je sens quelque chose près de la box »… Un ressenti mérite d’être écouté, mais il ne dit ni quel champ est en cause, ni son niveau, ni sa source. L’absence de ressenti ne dit rien non plus des niveaux présents.
Un appareil adapté à chaque famille de champ donne une valeur chiffrée, à un endroit précis, dans des conditions connues. On peut la comparer, la reproduire et vérifier l’effet d’une correction.
Ce qu’une mesure sérieuse prend en compte
- Plusieurs points : tête de lit, canapé, bureau, pièces de vie. Un chiffre pris au milieu d’une pièce ne dit pas grand-chose.
- La distance : quelques dizaines de centimètres suffisent souvent à changer fortement une valeur.
- L’usage réel : on mesure le logement tel qu’il vit (appareils allumés, Wi-Fi actif), puis on coupe les sources une à une pour identifier celle qui compte.
- La variabilité : les hautes fréquences fluctuent selon le trafic ; le champ magnétique change selon les appareils en marche.
- La source avant la solution : on identifie d’où vient une valeur avant d’envisager la moindre correction.
- En appartement : on vérifie aussi ce qui provient des murs mitoyens, des gaines techniques ou des logements voisins, lorsque c’est détectable depuis chez toi.
Et les applications sur smartphone ?
Elles ne permettent pas une mesure fiable. Le capteur magnétique d’un téléphone sert à la boussole : il n’est pas conçu pour mesurer correctement le champ 50 Hz du réseau électrique. Pour les hautes fréquences, une application affiche la qualité de réception du téléphone, pas l’intensité du champ à laquelle tu es exposé. Une vraie mesure demande des appareils dédiés, étalonnés, et une méthode.
En France, tu peux demander gratuitement une mesure des radiofréquences via le dispositif national de l’ANFR (formulaire à faire signer par ta mairie, une ARS ou une association agréée). Elle vérifie le respect des valeurs limites réglementaires. Elle ne porte pas sur les basses fréquences et n’a pas pour objet de rechercher, pièce par pièce, les sources à corriger.
Comment lire les valeurs mesurées ?
Une limite réglementaire, une recommandation officielle, une valeur indicative de biologie de l’habitat et un objectif de pratique ne sont pas la même chose. Les confondre, c’est soit s’inquiéter à tort, soit passer à côté de pistes d’amélioration simples.
1 et 2 · Limites réglementaires et recommandations officielles
Hautes fréquences : le décret n° 2002-775 fixe les valeurs limites d’exposition du public aux installations radioélectriques. Pour les fréquences de la téléphonie mobile et du Wi-Fi, elles vont de 28 à 61 V/m selon la fréquence.
Basses fréquences (50 Hz) : la recommandation européenne 1999/519/CE retient comme niveaux de référence pour le public 5 000 V/m et 100 µT.
Ces valeurs s’appuient sur les travaux de l’ICNIRP et protègent des effets établis à forte intensité. Elles ne sont pas conçues comme des objectifs de confort. En parallèle, les autorités sanitaires recommandent la sobriété, en particulier pour les enfants, sans fixer de valeur chiffrée pour l’habitat.
3 · Le référentiel de baubiologie SBM-2015
Le SBM-2015, publié en Allemagne par Baubiologie Maes et l’Institut de baubiologie IBN, propose des valeurs indicatives de précaution pour les zones de repos. Ce n’est ni une norme ni un seuil sanitaire : c’est une grille de lecture issue de la biologie de l’habitat, beaucoup plus exigeante que la réglementation.
4 · Les repères que j’utilise dans ma pratique
Dans ma pratique, j’utilise les repères opérationnels enseignés lors de ma formation à l’École Française de Géobiologie. Ces valeurs constituent des objectifs de précaution utilisés dans ma pratique ; elles ne correspondent pas aux limites réglementaires françaises. Elles s’inscrivent dans une démarche de précaution inspirée notamment de la baubiologie, sans reprendre à l’identique la grille du SBM-2015.
L’écart entre une limite réglementaire et un repère de précaution est considérable : 100 µT, c’est 100 000 nT, à comparer à un objectif de pratique de 50 nT au lit. Dépasser un repère de précaution n’est ni une non-conformité réglementaire, ni à lui seul la preuve d’un risque sanitaire : c’est une indication qui aide à hiérarchiser les actions, en commençant par les plus simples.
Chambre, sommeil et environnement électromagnétique
La chambre est l’endroit où l’on reste le plus longtemps au même endroit, à la même distance des mêmes sources. C’est pour cette raison que les repères de précaution visent d’abord les zones de repos, et c’est là que je commence toujours mes mesures. Cela ne signifie pas qu’un sommeil perturbé ait forcément une origine électromagnétique.
- Éloigne la tête de lit des prises, rallonges et lampes branchées ; débrancher vaut mieux qu’éteindre.
- Garde le téléphone portable hors de la chambre, ou en mode avion et à distance du lit.
- Évite la box, la base DECT ou un répéteur Wi-Fi dans la chambre.
- Pense au mur d’à côté : tableau électrique, réfrigérateur, téléviseur de la pièce voisine, ou équipements du logement voisin en appartement.
Pour aller plus loin sur l’aménagement de la chambre, lis aussi mes conseils pour mieux dormir.
Comment réduire simplement son exposition aux ondes chez soi ?
Pas besoin de travaux coûteux ni de produits « anti-ondes » achetés au hasard. La démarche qui fonctionne tient en quatre étapes :
- Mesurerlà où tu vis vraiment
- Identifierla source de chaque valeur
- Corrigersi nécessaire, au plus simple
- Contrôlerpar une nouvelle mesure
Les gestes simples, souvent gratuits
- La distanceLes champs diminuent rapidement quand on s’éloigne : c’est le levier le plus efficace, y compris face à une source voisine sur laquelle tu n’as pas la main.
- Le Wi-FiProgramme sa coupure la nuit, éloigne la box des chambres, privilégie le câble Ethernet pour les postes fixes.
- Le téléphone portableLoin du lit la nuit ; kit oreillette pour les appels ; évite de téléphoner quand la réception est faible, le téléphone émet alors plus fort.
- Le téléphone fixe DECTChoisis un modèle ECO DECT avec mode « Full Eco » (sans émission au repos) et place la base hors de la chambre.
- Les appareils branchésDébranche lampes et rallonges proches du lit ; évite les multiprises sous le lit ou le bureau.
- Avant tout achat ou travauxIdentifie la source par une mesure. Tissus et rideaux anti-ondes n’agissent que sur les hautes fréquences, certains doivent être reliés à la terre, et leur effet se vérifie par une mesure avant/après.
La prise de terre mérite aussi une vérification : elle est essentielle à la sécurité électrique et conditionne l’efficacité de plusieurs solutions de blindage. J’explique son rôle sur ma page prise de terre ; en cas de doute sur ton installation, fais intervenir un électricien.
Et chez toi, que se passe-t-il ?
Les conseils généraux ont une limite : chaque logement est différent, et en appartement certaines sources viennent d’ailleurs. Une mesure sur place permet de savoir, source par source, ce qui mérite ton attention et ce qui peut rester tel quel.
Mon approche : la rigueur d’un ingénieur
Frédéric Aubourg
Ingénieur Arts et Métiers
Géobiologue certifié
Consultant Vastu Shastra certifié
Depuis près de 10 ans, j’accompagne des particuliers dans l’analyse de leur maison ou de leur appartement. Dans cette approche, les mesures électromagnétiques occupent une place à part : c’est la partie objectivable, chiffrée et vérifiable de mon travail.
J’y applique une méthode héritée de mon parcours d’ingénieur :
- Observer
- Mesurer
- Rechercher les sources
- Analyser
- Hiérarchiser
- Corriger
- Contrôler
Les mesures sont réalisées sur place avec des appareils professionnels : Gigahertz Solutions ME3030B (basses fréquences), HF38B avec antenne AM10 (hautes fréquences) et Tohm-e (prise de terre).
La géobiologie et le Vastu Shastra complètent cette analyse avec leurs propres outils, qui ne relèvent pas de la mesure physique. Cette méthode d’ingénieur n’en fait pas des sciences : elle m’aide à séparer clairement ce qui est mesuré de ce qui relève de mon interprétation, et à te le présenter comme tel.
- Un protocole de travail
- Prestation décrite noir sur blanc sur le devis
- Compte rendu écrit après l’intervention
- Suivi après l’intervention, sans date de fin
Le Diagnostic Ondes électromagnétiques sur place
Pour savoir ce qui se passe réellement chez toi, en maison comme en appartement, et mesurer ton environnement électromagnétique pièce par pièce.
- Mesure des basses et hautes fréquences venant de l’extérieur : antennes-relais, lignes haute tension aériennes ou enterrées, transformateurs
- En appartement, prise en compte des sources provenant de l’immeuble ou des logements voisins, lorsqu’elles sont détectables depuis chez toi
- Mesure des basses fréquences à l’intérieur : appareils raccordés au 230 V, câblage, tableau et compteur électrique
- Mesure des hautes fréquences à l’intérieur : Wi-Fi, Bluetooth, box Internet et équipements communicants
- Mesures au lit, au canapé, au bureau et dans les pièces de vie
- Recherche et identification des principales sources
- Si nécessaire, essai sur place de solutions d’atténuation (tissus, rideaux anti-ondes…), avec contrôle par la mesure
- Débriefing avec les occupants à la fin du diagnostic
- Conseils pour une hygiène électromagnétique raisonnable
- Si nécessaire, un plan d’action pour les solutions de protection
- Un compte rendu écrit, transmis dans les jours qui suivent
Basé à Faverges, entre Annecy et Albertville, j’interviens notamment en Haute-Savoie, en Savoie, en Auvergne-Rhône-Alpes et en Suisse romande.
Tu veux aller plus loin et avoir une lecture plus globale de ton logement ?
Au-delà des ondes, deux autres accompagnements existent. Le Diagnostic n’est pas obligatoire avant une Harmonisation.
- Une première analyse globale de ta maison ou de ton appartement
- Réalisé à distance, avec un retour d’environ 45 minutes en visio
- Un compte rendu, sans engagement
- Une étude globale et approfondie de ta maison ou de ton appartement
- Vastu Shastra, géobiologie, environnement du lieu et, selon les besoins, environnement électromagnétique
- Recherche et mise en œuvre de corrections adaptées
Questions fréquentes sur les ondes électromagnétiques à la maison
Quelles sont les principales sources d’ondes électromagnétiques dans une maison ou un appartement ?⌄
À l’intérieur : le câblage électrique, les appareils branchés, le tableau électrique, la box Wi-Fi, les téléphones portables, les bases DECT et les équipements Bluetooth. À l’extérieur : les antennes-relais, les lignes haute tension et les transformateurs. En appartement, certaines sources peuvent aussi provenir des logements voisins ou des équipements collectifs de l’immeuble. Leur importance dépend surtout de la distance et du temps passé à proximité.
Peut-on mesurer les ondes électromagnétiques avec son smartphone ?⌄
Pas de façon fiable. Le capteur magnétique du téléphone est conçu pour la boussole, pas pour le champ 50 Hz du réseau électrique, et les applications Wi-Fi affichent la qualité de réception du téléphone, pas l’intensité du champ. Une mesure sérieuse demande des appareils dédiés, étalonnés, et une méthode.
Les ondes électromagnétiques sont-elles dangereuses pour la santé ?⌄
À forte intensité, des effets sont établis, et les valeurs limites réglementaires sont fixées pour s’en protéger. Aux niveaux habituellement rencontrés dans un logement, certains effets restent suspectés ou discutés, sans causalité démontrée à ce jour ; les autorités sanitaires recommandent donc la sobriété, notamment pour les enfants. Pour un problème de santé ou de sommeil qui persiste, l’avis d’un professionnel de santé reste important.
Comment réduire les ondes électromagnétiques dans une chambre ?⌄
Commence par la distance : éloigne la tête de lit des prises, rallonges et lampes branchées, garde le téléphone hors de la chambre ou en mode avion, et évite d’y placer la box ou la base DECT. Pense aussi au mur voisin, par exemple un tableau électrique, un réfrigérateur ou, en appartement, les équipements du logement d’à côté. Une mesure permet ensuite de vérifier ce qui reste à corriger.
Faut-il couper le Wi-Fi la nuit ?⌄
C’est un geste simple et gratuit qui s’inscrit dans la sobriété recommandée par les autorités sanitaires : la plupart des box permettent de programmer la coupure du Wi-Fi à heures fixes. C’est particulièrement utile quand la box se trouve près d’une chambre.
Quelle est la différence entre champ électrique et champ magnétique ?⌄
En basse fréquence, le champ électrique est lié à la tension : il existe dès qu’un câble est sous tension, même si aucun appareil ne fonctionne, et se mesure en V/m. Le champ magnétique est lié au courant : il apparaît quand un appareil consomme, et se mesure en teslas (µT ou nT). Ils ont des sources et des solutions différentes, d’où l’intérêt de les mesurer séparément.
Une maison en bois est-elle plus exposée aux ondes électromagnétiques ?⌄
Le bois ne crée pas d’ondes, mais il atténue peu les hautes fréquences venant de l’extérieur, et les câbles posés dans une ossature bois ne sont pas entourés de matériaux reliés à la terre, ce qui peut augmenter le champ électrique près des murs. Le champ magnétique, lui, ne change pas. Seule une mesure permet de savoir ce qu’il en est dans une maison donnée.
Le Diagnostic Vastu Shastra à 95 € comprend-il une mesure des ondes ?⌄
Non. Le Diagnostic Vastu Shastra est une première analyse globale réalisée à distance : il ne comprend aucune mesure physique des champs électromagnétiques. Les mesures précises se font sur place, avec des appareils adaptés, dans le cadre du Diagnostic Ondes électromagnétiques ou d’une Harmonisation.
Comprendre, mesurer, puis agir avec discernement
- Dans une maison comme dans un appartement, les ondes électromagnétiques sont des phénomènes physiques mesurables, en trois familles distinctes.
- Les effets à forte intensité sont établis ; aux niveaux domestiques, la science reste prudente et la sobriété est recommandée.
- Les gestes simples (distance, Wi-Fi, téléphone, chambre) sont souvent les plus efficaces ; une mesure sur place évite les dépenses inutiles.
Pour savoir ce qui se passe réellement chez toi, la mesure sur place reste l’étape clé.
Pour une lecture plus globale : Diagnostic Vastu Shastra · 95 € (à distance, sans mesure physique des champs) ou Harmonisation · Encore en découverte ? Teste ton habitat en 2 minutesSources et références
- Décret n° 2002-775 du 3 mai 2002 relatif aux valeurs limites d’exposition du public aux champs électromagnétiques (Légifrance).
- Recommandation 1999/519/CE du Conseil relative à la limitation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques (EUR-Lex).
- ICNIRP, lignes directrices sur les champs basse fréquence (2010) et radiofréquences (2020) : icnirp.org.
- CIRC / IARC, Monographies vol. 80 (champs EBF, 2002) et vol. 102 (radiofréquences, évaluation 2011).
- Anses, effets sanitaires des champs basses fréquences (2019).
- Anses, radiofréquences et cancer (2025).
- Anses, avis sur l’hypersensibilité électromagnétique (2018).
- Économie.gouv, demander une mesure gratuite de son exposition.
- Baubiologie Maes / IBN, Standard de la mesure en baubiologie SBM-2015 et valeurs indicatives pour les zones de repos.
Page mise à jour en septembre 2026.
